Les centres doivent vivre

01 mars 2013

Adhésions 2013

 
Notre association “Les centres doivent vivre” renouvelle ses adhésions. Notre volonté de voir le centre-ville de Martigues redynamisé nous a poussé à nous opposer (avec succès) à l’extension d'Auchan Martigues.
 
 
L’année 2013 sera décisive et nous aurons besoin de tous les amoureux de notre ville qui ne se résignent pas à voir leur centre dépérir, à vous nous lançons: rejoignez nous!
 
Contact mail: lcdv@hotmail.fr Tél: 0663559775/0685569418
 
 
Ci dessous le formulaire d'inscription à télécharger
 
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01 décembre 2012

Martigues : un coup d'arrêt au projet d'extension d'Auchan

Martigues : un coup d'arrêt au projet d'extension d'Auchan

Commerçants et citoyens qui avaient déposé un recours ont eu gain de cause

Le projet d'extension d'Auchan prévoyait le doublement de la galerie marchande, un parking aérien et cinq moyennes surfaces, pour l'équipement de la maison, la restauration, les loisirs et la culture

Le projet d'extension d'Auchan prévoyait le doublement de la galerie marchande, un parking aérien et cinq moyennes surfaces, pour l'équipement de la maison, la restauration, les loisirs et la culture, soit une extension de plus de 8 600 m².

Photo DR

 

Une partie des commerçants et citoyens ayant formé deux recours contre la décision de la Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) qui, le 27 juin dernier, avait donné un avis favorable au projet d'extension d'Auchan, se sont réunis hier après-midi pour clamer leur victoire. La Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) qui s'est tenue mercredi à Paris a accédé à la demande des associations en annulant purement et simplement la décision de la CDAC.

"C'est une bonne nouvelle", ont lancé de concert Romain Neiller, président de l'association de citoyens Les centres doivent vivre (LCDV), Alain Fustier, président de la Fédération des commerçants des trois quartiers de Martigues, et Jean-Claude Huc, président de l'association des commerçants de Jonquières. Avec Martine Donnette et Claude Diot, de l'association "En toute franchise", ils ont défendu leur recours. Et leurs arguments ont donc fait mouche.

 

 

La suite:  http://www.laprovence.com/article/economie/martigues-un-coup-darret-au-projet-dextension-dauchan

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08 septembre 2012

"Village de Marque": Un sage décision de la CDAC: L'occasion de réfléchir sur le SCOT?

Notre association "Les centres doivent vivre", qui est une association de citoyens, s'est opposée avec vigueur à l'extension de la galerie marchande d'Auchan Martigues, notre recours contre la décision de la CDAC à ce sujet est en cours d'examen devant la CNAC.
Bien que situés à Martigues, nous dénonçons ce projet de "Village de marques", de nature à vider les centres-villes alentours de leurs commerces de proximité.
Nous déplorons que les concentrations commerciales se fassent toujours plus loin des centres-villes. Ces concentrations en plus d'être génératrices de dépenses énergétiques inutiles, se font au détriment des commerces de proximité, du lien social,et du dynamisme de nos centres-villes, poumons de nos cités. Ce projet en est un triste exemple.
Nous rappellerons deux éléments:                           
                                                                     -La création d'emplois annoncée peut paraître séduisante au premier abord, néanmoins un rapport parlementaire de 2008 démontre   que la grande distribution s'avère destructrice d'emplois, en effet avec 75% du marché national celle ci n'emploie que 636 000 personnes, tandis que le commerce de proximité et l'artisanat en ne détenant que 25% du marché emploient 428 000 personnes.

                                                                    - Le territoire couvert par le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) qui s'étend du SAN à la CAPM a vu sortir de terre en 20 ans plus de 90 000 m² de surfaces de vente nouvelles. La question de la saturation se pose....

 

En outre nous militons pour que soit inséré dans le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT)  une disposition visant à contenir le développement de surfaces commerciales périphériques aux centres-villes, il suffit d'une volonté politique affirmée en ce domaine.

En matière d'urbanisme commercial, la volonté politique est un élément clé, nous l'avons vu avec la décision de la CDAC à propos du "Village de Marque" où la mobilisation des élus permet d'endiguer cette folle course à l'édification de nouvelles surfaces.

 

22 août 2012

Le combat se poursuit!

Source: LA PROVENCE: http://www.laprovence.com/article/economie-a-la-une/projet-dextension-dauchan-a-martigues-la-bataille-commence

 

"Projet d'extension d'Auchan à Martigues : la bataille commence

Publié le mardi 21 août 2012 à 15H40

Deux recours ont été déposés devant la Commission nationale d'aménagement commercial

Auchan prévoit de doubler la surface de sa galerie marchande et d'ouvrir deux autres moyennes surfaces de type

Auchan prévoit de doubler la surface de sa galerie marchande et d'ouvrir deux autres moyennes surfaces de type "Cultura" et "Darty". Les commerçants du centre-ville s'y opposent.

Photo Serge Guéroult

 

La fronde, organisée il y a quelques mois par les commerçants du centre-ville de Martigues contre le projet d'extension de l'hypermarché Auchan, vient tout juste de se concrétiser. Elle a pris la forme d'un recours contre la récente décision de la Commission départementale d'équipement commercial (CDEC) qui avait accédé, le 27 juin dernier, à la demande de l'enseigne (5 votes pour, 1 contre et 1 abstention). 

Le recours (qui sera présenté lors d'une réunion prochaine de la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) a été formé de l'association de citoyens, Les centres doivent vivre, présidée par Romain Neiller, et de la fédération des commerçants de Martigues, représentée par Alain Fustier (Alain Boutique). Le projet d'Auchan ambitionne de doubler l'actuelle surface de vente de la galerie marchande et de créer deux moyennes surfaces sur 3900 m².

Le recours reprend, point par point, la liste des arguments maintes fois avancés par les requérants et qui pourraient être sommairement résumés ainsi : Martigues n'aurait pas besoin de cette nouvelle extension commerciale. "Violation du plan local d'urbanisme en ce qu'il outrepasse les prévisions et ambitions du Plan d'aménagement et de développement durable (PADD), du code de commerce sur l'absence de complémentarité du projet avec l'offre commerciale du centre-ville, sur la non-prise en compte des impacts du projet sur le centre-ville, risques de dévoiement de la concurrence, absence de prise en compte de l'évolution des modes de consommations..." sont autant d'arguments formellement repris et développés dans le document.

Bien avant le dépôt de ce recours, le ton était monté entre le maire et les commerçants, qui n'avaient pas apprécié de se faire traiter, pour certains, de "rétrogrades", dans La Provence, par Gaby Charroux.

La réponse du maire

Romain Neiller, pour sa part, avait écrit à ce dernier. Courrier auquel le maire avait répondu en motivant sa décision de vendre et de céder certains terrains à Auchan en vue de la réalisation de son projet. L'édile avance, en tout premier lieu, l'argument économique : "Répondre aux besoins de la population et la création de plus de 190 emplois." Gaby Charroux s'appuie, par ailleurs, sur "l'évolution parallèle de ces dernières années de la zone d'activités des Etangs et du commerce de centre-ville : de 2006 à 2011, la zone des Etangs est ainsi passée de 76 établissements à 101 et, dans le même temps, le nombre de commerces en centre-ville passait de 521 à 534", balayant ainsi l'argument de l'évasion commerciale. Enfin, l'élu rappelle l'urbanisation galopante de la zone géographique d'Auchan, avec le quartier de Figuerolles et les logements, en construction, de la route blanche.

Outre l'association citoyenne et la fédération de commerçants, un 2e recours (lire ci-dessus) a été formé devant la CNAC contre le projet d'extension d'Auchan, celui de l'association En toute Franchise (qui représente, sur le territoire national, les commerçants indépendants).

Vingt-cinq commerçants (dont certains adhérents de la Fédération des commerçants de Martigues et donc déjà requérants aux côtés de l'association de Romain Neiller) se sont joints à ce second recours. "Il est encore temps pour d'autres de nous rejoindre", explique Martine Donnette, la présidente d'En Toute Franchise, dont le siège est basé à Marignane.

Rien n'est donc encore fait, même s'il arrive souvent que les victoires, tardives, d'En Toute Franchise, ne soient pas suivi d'effets : la justice déclare illicite des surfaces de vente qui continuent d'attirer des milliers de clients...

 

Audrey LETELLIER"

 

 

Source: LA PROVENCE: http://www.laprovence.com/article/economie-a-la-une/projet-dextension-dauchan-a-martigues-la-bataille-commence

 

23 mai 2012

La Marseillaise

Article de La Marseillaise: la marseillaise007

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La Provence 9 mai 2011

La presse relate notre message.

Cliquez sur le lien ci dessous pour voir l'article

 

La_Provence_9_mai

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02 avril 2012

Nos arguments contre l'extension d'Auchan Martigues

Les arguments de notre association contre l'extension d'Auchan

 

I Un argumentaire contestable.

 

L’argumentaire d’Auchan repris par le magazine municipal Reflets évoque un argument majeur.

Celui-ci est le suivant : notre territoire (l’agglomération) connait un exode massif des consommateurs vers d’autres cieux tel que Vitrolles, Plan de Campagne, Marseille. 

Il paraîtrait que cette lutte contre l’évaporation des consommateurs serait « l’essence même du projet »[1] de la société Auchan. Il est amusant de remarquer que cette société fait œuvre de philanthropie à l’égard de notre territoire, et annonce que pour nos commerces de proximité « le pire pourrait se passer pour eux, c’est la fuite des clients vers des zones  concurrentes [2]».

Ce même responsable poussera la contradiction à son paroxysme en déclarant que ce projet d’extension serait bénéfique au centre ville tout en prenant soin d’inviter les commerçants du centre à se rapprocher de sa société pour l’obtention d’une surface dans la nouvelle galerie !

Sauf que l’argumentaire grossièrement déployé par Auchan ne tient pas.

En effet selon le Schéma de Développement Commercial (2006-2007) il apparait que 17% des dépenses de la population sont réalisées en dehors du  territoire de la CAPM (Communauté d’Agglomération du Pays de Martigues). Ce chiffre peut paraître important.

Cependant, il doit être comparé avec les statistiques des pôles commerciaux qui ne souffrent pas d’évaporation, mais qui sont même présentés comme des pôles qui attirent.

A Marseille ce sont 15,7% des dépenses qui sont effectuées en dehors de la ville[3].

Pour la communauté du Pays d’Aix  (qui englobe Vitrolles, Aix-ville et Plan de Campagne), ce sont 16% des dépenses qui sont effectuées en dehors du territoire.[4]

Si l’on s’attarde sur des territoires structurés autour de villes d’une taille plus proche que celle de Martigues on remarque qu’à Salon de Provence c’est 38% des dépenses qui sont effectuées en dehors de l’Agglopole Provence[5], tandis qu’à Arles ce taux atteint les 58% !

Il apparait donc que les pôles commerciaux quels qu’ils soient, connaissent une évasion incompressible des actes de consommation celle-ci étant  (par déduction) de l’ordre d’environ 16%.

De ce constat nous tirons une première conclusion : l’argument selon lequel le territoire de Martigues connait une évaporation des consommateurs est faux.

Le territoire de la CAPM avec ses « seuls » 17%  jugule de fort belle manière l’évasion des consommateurs, rivalisant même avec les mastodontes de la consommation tels qu’Aix et Marseille.

Dès lors il faut en conclure que le projet présenté par Auchan ne saurait se justifier sur l’autel de ce premier faux argument.

Un argument supplétif est développé par la société Auchan : l’attraction de la nouvelle galerie commerciale bénéficiera au centre ville.

D’une part et comme nous le relevions supra quelle incongruité de tenir un tel discours alors que dans le même temps les commerçants du centre sont invités à rejoindre la future galerie commerciale !

D’autre part la configuration et la structure des lieux  s’opposent à ce que le centre-ville tire  un quelconque bénéfice de cette extension de la galerie marchande.

En effet le centre commercial se trouve à la périphérie du centre-ville. Celui-ci est bordé par  la D5 qui relie Istres à Martigues et qui relie aussi le centre commercial directement à la N568, et à l’A55.

Le centre commercial jouit d’une position stratégique. L’autoroute et la route nationale déversent quasiment à ses pieds un flot de consommateurs, tout comme la D5 qui permet aux habitants des communes situées au Nord de Martigues d’arriver sur le site avec grande facilité.

Attendu que ces axes majeurs contournent le centre ville et sont situés en périphérie.

Il est alors aisé de comprendre que les clients de cette galerie emprunteront ces axes majeurs à l’aller mais également au retour.

Dès lors le centre ville ne saurait récolter un quelconque bénéfice de l’attraction supposée de cette nouvelle galerie.

En revanche ceux sur qui rejaillira l’attraction de cette nouvelle galerie commerciale seront les enseignes situées à proximité du site, à savoir, l’Hyper marché Auchan, Norauto, Leroy Merlin, Decathlon, Kiabi, Flunch, Pimkie, toutes situées sur le site Canto-perdrix ou à proximité immédiate et toutes appartenant au groupe Mulliez.

Le véritable et unique bénéficiaire de l’attraction supposée de la nouvelle galerie commerciale sera le groupe Mulliez et non pas le centre-ville !

Un autre argument est avancé par le groupe : la création d’emplois. Certes, la création de nouvelles boutiques entrainera de nouveaux emplois. Cependant il ne faut pas s’enorgueillir trop vite de cette annonce. En effet, il s’agira pour beaucoup d’emplois qui répondent à la logique de la grande distribution, en somme des emplois précaires, avec des temps partiels subis. Surtout vous devez avoir à l’esprit que de nombreuses études ont démontré qu’un emploi créé en grande surface détruit de manière automatique entre 2 et 4 ailleurs.

Enfin nous ne pouvons que soulever l’inefficience de la logique défendue par Auchan.     Face à l’évaporation des consommateurs, les promoteurs de ce projet présentent l’augmentation de la surface de vente comme  solution incontournable.

Hélas cette logique n’est pas pertinente et l’histoire le prouve. Depuis un peu plus de 20 ans le territoire du SCOT[6] a vu s’ériger plus de 90 000m² de surfaces de ventes nouvelles, pour beaucoup situées en périphérie. Manifestement l’augmentation des surfaces de ventes périphériques ne permet pas d’enrailler l’évasion des consommateurs.

 

II Des chiffres incontestables.

 

Outre l’argumentaire plus que bancal développé par Auchan, ce projet doit affronter une vérité qui met en lumière les incidences d’une telle entreprise.

 Ce programme a pour objet et aura pour conséquence d’ajouter du déséquilibre au déséquilibre.

Nous soutenons avec force qu’il existe déjà un déséquilibre manifeste en défaveur du centre ville de Martigues. Ce dernier exerce une emprise commerciale de l’ordre de 6% sur Martigues, quand dans le même temps  la Zone Canto-perdrix ou Mulliez culmine à 44% d’emprise[7].

De plus un paramètre important doit être porté à votre connaissance, la ZAC des étangs située à 3,5Km du centre commercial a connu un fort développement et une forte densification depuis 2006. Or le SDC ne prend pas en compte son impact. On peut légitimement penser qu’avec l’essor de cette zone située en périphérie le commerce du centre ville a nécessairement dû en pâtir. Par conséquent et à la lumière des chiffres évoqués ci-dessus il est difficile d’admettre la justification et la pertinence d’un tel projet au regard des objectifs de cohérence territoriale et d’équilibre des différents pôles commerciaux. Nous vous rappelons que ces objectifs sont inscrits dans la loi qui gouverne l’aménagement commercial et que celle-ci s’impose à la Commission, en vertu  notamment des articles L750-1 et L750-1-1 du Code de Commerce.

Au surplus ces 6% doivent être mis perspective avec l’emprise des centres des villes de plus ou moins même importance que Martigues.

Ainsi le centre de Salon de Provence exerce une emprise commerciale de 13,5%, Arles 13,4%, La Ciotat 12,7%. A l’évidence, s’il ya un secteur commercial qui souffre à Martigues c’est bien celui du centre ville qui subit une féroce concurrence concentrée en périphérie.

Enfin, vous devez avoir à l’esprit que ce projet s’il aboutit, aura des conséquences irrémédiables et irréversibles sur le territoire de Martigues, et ce pour au moins 50 ans.

 

 

 

 

 

 

 

III Un projet du siècle dernier.

 

Ce programme est étudié par le groupe Auchan depuis au moins quelques décennies. Les plans du groupe furent contrariés par les propriétaires voisins qui ne voulurent pas céder leurs terrains. A la faveur des accidents de la vie, la donne a changé et a permis à Auchan d’acquérir une partie au moins des terrains que le groupe convoitait.

Soulever le fait que ce projet germe dans l’esprit des dirigeants de la société Auchan depuis de nombreuses années n’est pas anodin. Il témoigne de l’obsolescence de ce projet, obsolescence pour de multiples raisons.

D’abord ce projet ne prend pas en compte les exigences en matière de développement durable. Les concentrations commerciales  périphériques qui par définition sont éloignées du cœur de la ville, contraignent les consommateurs à utiliser leurs véhicules pour pouvoir se rendre sur ces lieux. Ces déplacements générateurs de dépenses énergétiques sont souvent inutiles et s’opposent à l’urgence écologique qui pèse sur nos sociétés. D’autant qu’en plus de la pollution carbone, ce trafic sera une source de pollution sonore, et probablement visuelle au regard de la pratique agressive de communication des enseignes de la future galerie.

Ensuite ce projet ne tient pas compte de l’évolution démographique qui va faire peser de nouvelles contraintes. Nos sociétés entrent à peine dans l’air du papy-boom, conséquence directe de l’allongement de la durée de vie. « Cette évolution modifiera le rapport au commerce en rendant plus important encore le besoin de proximité. Cela jouera également en faveur du rapport « qualité-prix », davantage que vers la recherche systématique de l’offre commerciale au prix plus bas».[8]

Ce projet, en plus d’affaiblir le commerce de proximité par la concurrence féroce auquel il va le contraindre, fait preuve d’une énorme carence en matière d’évolution des comportements sociaux en ce qu’il continu de prôner la concentration commerciale en périphérie alors que le développement de notre société commande d’envisager un renforcement du commerce de proximité.

Avant même de voir le jour ce projet fait preuve d’une grande désuétude et symbolise l’immense manque de modernité dont font encore preuve certains dirigeants toujours enfermés dans une logique des années 60, 70 et 80 où la ville s’inventait toujours plus loin de son cœur.

Surtout ce projet ne prend pas en compte les préconisations du SCOT qui annonce que le territoire devra « donner toute sa place au tourisme ». Martigues a obtenu le classement de Station Balnéaire et de Tourisme, se résoudra t elle à proposer à ses touristes les seules allées d’un centre commercial faute d’avoir un centre-ville désert ?

Enfin et surtout ce programme ne prend pas en compte l’urgence à dépasser l’individualisme qui conduit à l’isolement.

Pour une ville l’animation commerciale est importante d’un point de vue économique, mais elle est fondamentale en matière de lien social et de rapports humains.

Les rues de notre centre-ville se désertifient à mesure que passe le temps, l’animation commerciale périclite et la tristesse d’une ville sans âme pointe le bout de son nez.

Vous détenez entre vos mains le sort du centre ville de Martigues mais plus encore et d’une manière générale l’avenir de Martigues.

 

En espérant vous avoir convaincu.



[1] Magazine Reflets page 34 Dec 2011

[2] Magazine Reflets page 35 Dec 2011

[3] SDC 2006-2011 p71 et suivantes

[4] SDC 2006-2011 p 56 et suivantes

[5] SDC 2006-2011 p60 et suivantes

[6] Scot CAPM/Ouest Provence

[7] SDC 2006-2011 p70

[8] Rapport du Crédoc « Ville/Commerce » pour Monsieur le Ministre de la Ville 2008

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31 mars 2012

La Provence met en lumière notre combat!!

La_Provence_31_mars_2012_LCDV

 

Crédit La Provence

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24 février 2012

Non à l'extension de la galerie commerciale d'Auchan

 

Association « Les centres doivent vivre »  

                       

Opposition à l’extension de la galerie commerciale d’Auchan Martigues.


Nous avons appris par voie de presse en fin d’année 2011 le projet définitif d’extension de la galerie commerciale d’Auchan.

Ainsi nous nous sommes constitués en association afin de nous y opposer.

L’originalité de notre association tient à ce qu’elle n’est pas une association de commerçants mais de citoyens désireux de préserver leur centre-ville déjà bien malade.

En début de semaine nous avons appris que la Commission départementale d’aménagement commercial instruisait le dossier déposé par Auchan.

Nous nous opposons fermement à cette extension.

 

I Nos arguments:


Comme en témoignent les rideaux abaissés sur les devantures, la fermeture des commerces tend à devenir une habitude.

Un rapport[1] mené conjointement par la préfecture et la CCI pour la période 2006-2011 nous apprend ceci :

Le centre ville de Martigues exerce une emprise commerciale de 6% sur le territoire de son agglomération quand, au même moment, le centre ville de La Ciotat en exerce plus du double (12,7), le centre-ville de Salon 13,5%, tout comme celui d’Arles.

Dans le même temps le site d’Auchan bénéficie d’une position ultra dominante sur notre territoire, son emprise est presque  8 fois supérieure à celle de notre centre et culmine à 44%.


Lorsque le projet a été présenté par voie de presse nous avons pu apprécier les arguments des responsables d’Auchan.

Un des directeurs annonce que pour nos commerces le pire est à venir avec la fuite de clients vers d’autres zones commerciales et indique que pour pallier à cette « catastrophe », il n’y a qu’une seule solution : agrandir la galerie marchande, extension qui dit-il « bénéficiera aussi au centre ville ».

Premier enseignement ce projet n’a pas pour vocation  de dynamiser une zone dans son ensemble mais bien de conforter l’unique position d’Auchan puisque les seules propositions avancées se concentrent autour du centre commercial.


Deuxième enseignement, alors que ce même directeur tout en annonçant que le centre ville sera  non seulement épargné mais en sortira renforcé,  invite les commerçants à prendre contact avec sa société afin de leur accorder une priorité pour l’obtention d’une surface dans la nouvelle galerie…

La contradiction saute aux yeux, et cette proposition interloque.

Une fois ce projet réalisé il sera trop tard pour en déplorer les conséquences et constater le dépeçage de notre centre par Auchan, c’est donc maintenant que nous devons agir et nous opposer avec force à ce projet.


Nos centres (Jonquières, l’île et Ferrières) malgré leurs formidables atouts sont déjà bien essoufflés ; tolérer le projet d’Auchan ne signifie rien d’autre qu’annoncer la mort de notre centre ville !

 

II Nos actions:


Dans les jours à venir nous allons lancer avec le partenariat de certains commerçants volontaires (relai incontournable auprès de la population) une initiative qui aura pour but d’informer les citoyens sur nos positions par voie de pétition et les inciter à nous rejoindre.


Ensuite, nous allons déposer une demande auprès de la Commission Départementale d’Aménagement Commercial afin d’être entendu dans nos arguments et nos observations par les membres de ladite Commission.

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